Sylvie Laliberté: une écrivaine qui vit son coeur dans son quartier.
Publié le
Lundi, avril 3, 2017

Avant, on habitait dans un quartier difficile. En haut, au troisième, il y avait une famille pauvre.  J'invitais les enfants tous les jours chez nous, et je leur servais des fraises et du lait. Je leur achetais aussi des brosses à dents et des bottes d'hiver. Sylvie Laliberté pensait aux extrémités: là où la pauvreté peut entrer et tuer.  Un jour, je suis sortie et quand je suis revenue, l'État les avait ramassés. Ça m'a brisé le coeur, et mon amoureux a suggéré qu'on déménage dans un quartier trop cher. C'était tellement cher que tous les enfants avaient vraiment de bonne mine et de grands noms très composés qui doivent coûter les yeux de la tête.